André Boisclair veut le beurre et l’argent du beurre.
En lançant son
cri de ralliement de la gauche souverainiste, progressiste et alter-mondialiste, André Boisclair crystalise l’impression qui se dégage depuis le début de la campagne électorale à l’effet que le virage à droite du Parti Québécois
n’a pas été réussi. Où est passé le discours de janvier dernier où Boisclair affirmait que le PQ devait se
distancer des syndicats? Il a été écarté au début du mois de mars lorsque la FTQ a donné son appui au PQ.
C’est que les partis de droites il y en a déjà deux: le Parti Libéral, et l’ADQ, et l’ADQ a augmenté de façon significative ses appuis chez les québécois.
Le vote populaire, c’est un balancier. Quand les électeurs ont l’impression de trop payer pour les services qu’ils obtiennent, que la machine gouvernementale est trop grosse, ils changent leur fusil d’épaule. C’est le retour du balancier. Après 30 ans de gouvernements de tendance à gauche, la droite redevient populaire. Les gens en ont assez.
Le drame du Parti Québécois, et dans une moindre mesure, du Bloc Québécois, c’est qu’il est un parti d’un seul objectif, qui essaie de gouverner “en attendant” d’être indépendant. Cependant, à l’intérieur du parti, il y a une faction de gauche et une autre de droite. Lorsqu’André Boisclair est arrivé à la tête du parti après le départ de M. Landry, c’était un message clair que les membres voulaient un virage à droite. Pourtant, ça n’avait pas été une réussite, pour le parti, lorsque Lucien Bouchard avait mené le PQ plus à droite en 1998.
Les souverainistes de gauche déçus ont donc
formé le parti Québec Solidaire (avec l’aide de gens du Parti Communiste, soit dit en passant).
Sauf qu’à une semaine des élections, en se rendant compte qu’il n’avait pas les appuis nécessaires pour former un gouvernement majoritaire, André Boisclair a voulu rallier, réunir, rassembler la gauche sous l’aile du PQ, pour récupérer les quelques grenailles, 4 ou 5% du vote des sympathisants à Québec Solidaire, qui pourraient faire basculer quelques comtés en sa faveur.
C’est assez
ironique qu’André Boisclair tire à boulets rouges sur Mario Dumont de l’ADQ, l’accusant d’être incohérent, alors que lui-même, ne sait même pas où se trouve son parti politique dans le baromètre politique. De plus, il accuse le chef de l’ADQ de populisme, alors que lui-même, est prêt à changer d’idéologie politique comme on change de sous-vêtements simplement pour être porté au pouvoir et se faire un référendum.
Le PQ d’André Boisclair est un parti populiste qui change d’idéologie politique selon le vent qui souffle.
brem
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