Le mystère de Montréal
mercredi, 28 février 2007 à 0:21
Je vous avais déjà parlé du mystère de Québec, titre qu’ont bien voulu donner les habitants de la métropole montréalaise à la vieille Capitale face à leur étonnement et incompréhension à la suite du vote conservateur (et adéquiste) aux dernières élections.
Enfin, voilà que Richard Martineau, en visite par chez nous, vient de se rendre compte qu’on pensait aussi la même chose de nos compatriotes montréalais.
En fait, il n’y en a pas de mystères. C’est simplement qu’entre deux grandes villes, on se parle pas on dirait, aussi bête que cela puisse paraître. Les gens de Montréal se foutent de ce qui se passe à l’extérieur de leur île, exception faite de quelques aventuriers, et les gens de Québec ont pas le choix de s’intéresser à Montréal, parce que les médias sont tous contrôlés par des montréalais qui nous imposent leur programmation. On a donc une communication unidirectionnelle. Un dialogue de sourds.
Sur le plan politique, c’est clair, rien de plus hermétique que l’île de Montréal. Si on voulait sauver un peu d’argent aux élections, ont figerait tout simplement les résultats de 2003 sur l’île de Montréal, car c’est probablement le résultat qu’on aura en 2007. C’est pas compliqué, l’ouest de l’île, où se situent majoritairement la population anglophone n’a pas le choix de voter pour le parti Libéral. C’est le seul parti fédéraliste, hormis l’ADQ, mais ce dernier est un peu ambivalent avec sa plate-forme autonomiste. L’est est francophone, et les comtés pauvres votent PQ, la misère, c’est le lot de la gauche, on sait bien. Il n’y a qu’au niveau municipal qu’on dirait que les montréalais changent d’idée une fois de temps en temps, souvent pour punir l’ancien maire de son incompétence.
On voit les enjeux pour la région montréalaise, mais on ne comprends pas toujours les réactions et les décisions prises. On a l’impression que le débat linguistique fait rage à Montréal. Que vous vous battez encore farouchement pour l’indépendance du Québec. Ici, on a tourné la page. On a d’autres choses à régler avant. Non?
brem
Enfin, voilà que Richard Martineau, en visite par chez nous, vient de se rendre compte qu’on pensait aussi la même chose de nos compatriotes montréalais.
En fait, il n’y en a pas de mystères. C’est simplement qu’entre deux grandes villes, on se parle pas on dirait, aussi bête que cela puisse paraître. Les gens de Montréal se foutent de ce qui se passe à l’extérieur de leur île, exception faite de quelques aventuriers, et les gens de Québec ont pas le choix de s’intéresser à Montréal, parce que les médias sont tous contrôlés par des montréalais qui nous imposent leur programmation. On a donc une communication unidirectionnelle. Un dialogue de sourds.
Sur le plan politique, c’est clair, rien de plus hermétique que l’île de Montréal. Si on voulait sauver un peu d’argent aux élections, ont figerait tout simplement les résultats de 2003 sur l’île de Montréal, car c’est probablement le résultat qu’on aura en 2007. C’est pas compliqué, l’ouest de l’île, où se situent majoritairement la population anglophone n’a pas le choix de voter pour le parti Libéral. C’est le seul parti fédéraliste, hormis l’ADQ, mais ce dernier est un peu ambivalent avec sa plate-forme autonomiste. L’est est francophone, et les comtés pauvres votent PQ, la misère, c’est le lot de la gauche, on sait bien. Il n’y a qu’au niveau municipal qu’on dirait que les montréalais changent d’idée une fois de temps en temps, souvent pour punir l’ancien maire de son incompétence.
On voit les enjeux pour la région montréalaise, mais on ne comprends pas toujours les réactions et les décisions prises. On a l’impression que le débat linguistique fait rage à Montréal. Que vous vous battez encore farouchement pour l’indépendance du Québec. Ici, on a tourné la page. On a d’autres choses à régler avant. Non?
brem
tags: montreal, montréal, mystery, mystère, vieille capitale, elections 2007, richard martineau, adq, pq, francophone, anglophone
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